dimanche 10 mai 2009
à 23h14
- par Rambo 117
Et moi qui m’attendait ’’simplement’’ à des courbes elliptiques...
Je vois que vous avez décidé de nous faire courir avant de savoir ramper, la géométrie non euclidienne !
C’était plus simple de dire que les figures géométriques ne seront pas sur du plat !
(attention à la chute)
Surtout que je viens juste de faire une petite recherche pour me mettre dans le bain, et j’apprend tout simplement que d’après Poincaré, l’accès à des objets à quatre dimensions ne saurait être qu’accidentel et notre base perceptive reste l’espace à 3 dimensions :
Une expérience quelle qu’elle soit, comporte une interprétation dans l’hypothèse euclidienne.
(essayez de ne pas vous évanouir... bon pour vous les chercheurs ça ne devrais pas être compliqué)
Je continue :
Si Poincaré envisage un « solide invariable à quatre dimensions », la notion de temps comme quatrième dimension, qui existe déjà chez Alembert dans son Encyclopédie de 1754, sera surtout développée chez Einstein avec le continuum d’espace-temps pseudo-euclidien de Minkowski (espace quadridimensionnel rigide).
Un tel espace-temps peut contenir le devenir d’un être à trois dimensions dans la relativité restreinte, puis variété pseudo-riemannienne avec ses systèmes de coordonnées curvilignes d’espace et de temps en relativité générale. Son intersection avec un espace tridimensionnel donne donc le « présent » d’un univers. (euh... d’accord, vous êtes encore debout ?)
Sinon on nomme géométrie non euclidienne une théorie géométrique modifiant au moins un des axiomes... axiome ?... sa veut dire une... Euh... une affirmation considéré évidente et qui n’a nul besoin de preuves... sont compliqués ces mots... Pffff... pourquoi on dit pas simplement que c’est une vérité indémontrable ! non ? Pour en revenir à notre sujet, on nomme géométrie non euclidienne une théorie géométrique modifiant au moins un des axiomes postulés par Euclide dans les Éléments.
Les différentes géométries non euclidiennes sont issues de la volonté de démontrer le cinquième postulat qui semblait peu satisfaisant car trop complexe, et peut-être superflu.
Là, je suis sur que vous n’avez pas compris ce qu’était un postulat ! Ah !
En fait on nomme postulat un principe utilisé dans la construction d’un système déductif, mais qu’on ne démontre pas lui-même, sans pour autant s’interdire la possibilité de s’y essayer plus tard (en ce sens, le postulat se distingue de l’axiome, ce dernier étant toujours posé au départ comme un élément fondamental du système qu’on ne cherchera pas à démontrer. En clair ? il ne se foulait pas à l’époque).
On peut donc utiliser un postulat avec l’assentiment de l’auditeur, qui le prend comme un principe non démontré mais sans doute légitime, (en fait, faut déjà croire à quelque chose de non démontré et ensuite croire une théorie nouvelle basée sur les théories d’avant qui étaient déjà théoriquement et démonstrativement invérifiable, on se moque pas de lui... il y croit...) Bon... on va dire qu’il prend le postulat comme un principe légitime ok ? Car cela semble intuitivement non contestable (ou parce que prouvé ultérieurement par des démonstrations ne le faisant bien entendu pas intervenir ). Mais bien sur la plupart des postulats sont des marques de bon sens, clairement, des appuis sur l’expérience.
Si on mettait ça en scène cela donnerait :
Le professeur dit :
"Un ensemble E est infini si, et seulement si, il n’est équipotent à aucun intervalle borné de, ou de façon équivalente, s’il existe au moins une famille non vide de sous-ensembles de E qui n’a pas d’élément minimal pour l’inclusion"
Et l’élève qui ne comprend pas demande :
"Oui... Mais pourquoi M’sieur ?"
Tout en ne quittant pas l’élève des yeux le professeur sort un revolver et et vise l’élève,
et répond d’une voix chaleureuse mais inamicale :
"Parce que il faut que tu y crois... Tu y crois ?"
A ce moment on entend le click de la sécurité de l’arme qui est enlevé... Et l’élève appeuré et immobile est obligé de dire Oui.
Fin de la parenthèse... On pensa longtemps que la géométrie d’Euclide avait des axiomes et un postulat (celui de la parallèle toujours possible et unique passant par un point). La cohérence des géométries non-euclidiennes a conduit par la suite à considérer qu’elle ne possédait en fait que des axiomes.
Ce à quoi Saccheri, procédant par l’absurde, avait échoué à la fin du XVIIe siècle.
Dans les Éléments d’Euclide, le postulat ressemble à la conclusion d’un théorème, mais qui ne comporterait pas de démonstration :
Si une droite, tombant sur deux droites, fait les angles intérieurs du même côté plus petits que deux droits, ces droites, prolongées à l’infini, se rencontreront du côté où les angles sont plus petits que deux droits.
Et qu’on peut comprendre comme :
Par un point extérieur à une droite, il passe toujours une parallèle à cette droite, et une seule.
Durant plusieurs siècles, la géométrie euclidienne a été utilisée sans que l’on mette en doute sa validité. Elle a même été longtemps considérée comme l’archétype du raisonnement logico-déductif. Elle présentait en effet l’avantage de définir les propriétés intuitives des objets géométriques dans une construction mathématique rigoureuse.
Note aux parents :
Si votre enfant revient les yeux injectés de sang tout en marmonnant à la façon des témoins de la réunion d’une secte des théories, des calculs, des postulats ou des anxiomes sans s’arrêter, faite lui prendre un bain à une température idéale avoisinant les O° Celsius, ou à l’inverse si vous pas assez de glaçons, une eau à plus de 45° le stimulera !
Mais c’est pour rigoler... Jamais un seul élève est revenu de la fac de science de Luminy avec les yeux injectés de sang...
Sinon je suis heureux de participer à un voyage comme celui là, encore merci et bravo à toute l’équipe qui organise un tel séjour de mathérapie !
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